STREET ART - Petit Palais
7 décembre 2024
Ce samedi 7 décembre, un vent capricieux fait voler les chapeaux des visiteurs en attente d’entrer dans le Petit Palais pour voir l’exposition “We are here” sur le Street Art. Les 25 participants du groupe de l’Arc se réjouissent de constater que, cette fois, la balade parisienne ne devra pas affronter la tempête annoncée par Météo France.
Munis d’un plan, d’un crayon et d’une feuille de questions, les étudiants s’élancent à la découverte des oeuvres d’art urbain judicieusement insérées parmi les oeuvres académiques des salles.
La première question porte sur la bombe aérosol qu’utilisent les street artistes pour créer leurs fresques sur les murs des villes - plus ou moins illégalement dans les années 60. A l’heure actuelle les villes comme Paris encouragent cette expression artistique et leur fournissent des pans entiers de murs dans certains quartiers.
La deuxième salle consacre le talent de Shepard Fairey, un artiste très engagé dans la
défense de l’environnement ainsi que dans la nécessité de faire la paix sur Terre.
Dans une petite salle réservée à Seth, on admire La Tour de Babel : une pile de livres qui
permet à l’Enfant trônant à son sommet, de toucher l’arc-en-ciel du Bonheur et de la Connaissance.
Une réaction très sage contre l’actuelle invasion des écrans dans notre société.
Plus loin, on se rend compte que le Street Art manie l’humour avec talent.
Le protocole imposé à la Reine Elizabeth II l’a privée de Liberté. Le buste de celle-ci lui permet de se moquer des conventions.
De même, Beethoven, isolé par son handicap auditif, ne pouvait jouir de cette Liberté.
Tout le groupe s’extasie devant l’immense tableau d’Inti, artiste chilien, mêlant culture
indienne et culture européenne répandue par les colons en Amérique latine.
Inti était jadis le dieu du soleil chez les Incas.
La lumière évoquée par le jaune et le sacré par le violet, côtoient les symboles de la colonisation : les cartouches, les crânes de tous ceux qui sont partis au Paradis avec les angelots en combattant pour leur liberté.
Le groupe traverse la rotonde décorée de mosaïques portugaises avant d’entrer dans la salle de la République : une Marianne de Shepard Fairey avec une larme de sang rappelle que les quatre révolutions françaises engendrent des sacrifices humains.
Plus loin, un tableau humoristique où un Louis-Philippe déliquescent de Conor Harrington nous invite à méditer sur le pouvoir éphémère de tout gouvernement.
On admire un magnifique tableau d'hommage à la femme : La Divinité en or par Hush. Puis celui de la déesse Thalassa par Swoon. Les préoccupations écologiques ne sont pas loin.
Les petites mosaïques d’Invader conduisent le groupe vers la salle Concorde où les
œuvres de 60 street artistes sont exposées du sol au plafond.
C’est un clin d'œil au Salon des Refusés qui amena les Impressionnistes, rejetés par le jury de l’Académie au 19ème, à organiser un salon dissident sur les lieux mêmes du Petit Palais.
On y retrouve, entre autres :
le Petit Prince de St Exupéry assis sur un globe terrestre fait de livres (Seth)
et une Joséphine Baker sur fond bleu ciel
La visite se termine par une promenade dans le joli jardin qui jouxte le Café du Musée
accueillant ceux qui souhaitent déjeuner avec Catherine, Martine et Marie-Claire.
Un grand merci à Marie-Claire qui a imaginé cette visite, rédigé le questionnaire et remis à chaque participant(e) un cadeau joliment enveloppé, pour donner à toutes et à tous un avant-goût de Noël.
Les photos sont de Marie-Claire et Marie-Françoise.