LE PARIS DU LUXE
2 décembre 2023
Samedi 2 décembre 2023
Le Paris du Luxe
Visite guidée par Marie-Claire VALLET
Que peut-on faire pour éviter d'affronter les températures glaciales de ce mois de décembre 2023? On choisit un thème portant sur le luxe français et on sélectionne des visites en intérieur... ce qui amène le groupe ARC de 20 personnes aux Galeries Lafayette et au Musée du parfum Fragonard.
C'est la tradition des Galeries Lafayette Haussmann depuis 1976. Chaque hiver, la Coupole de style Art nouveau de Gruber et Majorelle, accueille en majesté son sapin de l'année, qui fait rêver petits et grands. Ce grand magasin, créé en 1894, se place au 2ème rang des visites parisiennes après la Tour Eiffel , avec 37 millions de visiteurs par an !
On se contentera d'admirer la vue panoramique depuis le café du 6ème étage, la terrasse étant trop ventée... Seules deux téméraires vont s'y risquer !
On évoque l'Opéra Garnier tout proche : 2000 places, un plafond de Chagall, un accès spécial pour l'Empereur Napoléon III, les 200 danseurs du corps de ballet et la difficile sélection des petits rats âgés de 6 ans et confrontés en fin d'études à un concours qui ne retient que 20 candidats sur 400.
A 11h, notre guide professionnelle nous accueille chez Fragonard.
Visite interactive, ponctuée d'humour.
Les rubriques suivantes fascinent le groupe :
- les ingrédients (fruits, fleurs, animaux) achetés dans le monde entier,
- l'orgue qui compte près de 3000 senteurs différentes et permet aux 50 parfumeurs dans le monde (appelés ''nez'') de les combiner,
- les notes de tête, de coeur, et profondes qui répandent le parfum tout au long de la journée.
- la création d'un absolu dans l'alambic,
- l'histoire du parfum au fil des siècles
Puis, notre guide joue sa partie marketing en nous invitant à reconnaître les notes de différents parfums, et nous voilà tous transformés en "nez"
En route, un arrêt devant l'Olympia - salle mythique où Edith Piaf connut une brillante carrière dans les années 50.
Et nous voici place Vendôme, devant le Ritz, où vécurent entre autres, Coco Chanel et Hemingway. Ce dernier fréquentait si souvent le bar qu'on appela celui-ci ''Bar Hemingway''.
Cet hôtel fait partie des 12 palaces parisiens.
Ne peut s'appeler Palace qui veut ! Il faut passer devant un jury de 10 personnes qui scrutent chaque détail minutieusement et appliquent un verdict draconien. Mais une fois sacré ''palace'' on peut se permettre de louer une suite à 25 000 € la nuit !
Sur la place, la colonne Vendôme rappelle la victoire d'Austerlitz, un 2 décembre 1805, par Napoléon 1er. Son personnage est juché au sommet.
Tout près, se trouve le mètre étalon, inventé par la France révolutionnaire en avril 1795, à côté du Ministère de la Justice.
Nous continuons par la rue du faubourg Saint Honoré où les vitrines du luxe, Dior et Chanel notamment, jalonnent notre parcours.
Ce luxe français provient de la volonté de Louis XIV et Napoléon III de propulser la France dans l'excellence. Les manufactures initiées par Colbert , ministre de Louis XIV, ont encouragé la culture du luxe et s'exposent encore maintenant dans la rue Royale où nous terminons ce parcours : cristal de St Louis, Baccarat, Daum, porcelaine de Sèvres, orfèvrerie Christofle etc... Grâce à l'envie de Napoléon III de faire rayonner Paris, grâce à l'essor de la voiture et des voyages à la fin du 19ème siècle, Cartier, Louis Vuitton et Hermès ont contribué au développement du luxe.
Et c'est déjà la fin de la balade : on se quittera rue Royale devant les célèbres macarons Ladurée...encore un luxe, gastronomique cette fois et accessible à tous !
Philippe emmène un petit groupe d'étudiants dans un restaurant près de la Madeleine, pour continuer les échanges, rire et parler, parler... en français ! Les diverses nationalités étaient représentées par des Chinois, des Japonais, des Brésiliens, des Coréens. Trois animateurs participaient à ce déjeuner pour les écouter et les guider dans les méandres de la langue de Molière. Moments de grande convivialité et de partage, à l'image de ce que veut être notre association.
Merci à Marie-Claire et à Marie-Françoise pour les photos